La télévision nous vend du rêve.
Un nouveau smartphone, la voiture dernier cri, une villa idyllique avec piscine.
C’est aussi le retour des marronniers à chaque période de vacances scolaires.
Je repense à ce documentaire sur l’histoire d’un homme d’affaires à La Défense qui a tout abandonné pour élever des chèvres dans le Larzac.
Les médias te montrent une vie qui paraît plus épanouissante que la tienne.
J’ai éprouvé un immense sentiment de vide il y a quelques années, lorsque je me sentais emprisonné dans les murs d’une salle de rédaction.
Je travaillais dans un journal local en Champagne.
Pendant longtemps, j’ai cru que la liberté était dans les médias.
Puis dans l’entrepreneuriat…
Et finalement, dans l’univers de l’art.
Un jour, ma thérapeute m’a dit que la liberté se trouvait à l’intérieur de nous.
Une réflexion qui m’a semblé aussi creuse que tous ces mantras qu’on peut lire dans les ouvrages de développement personnel.
La question n’est pas de savoir comment fuir sa vie.
Ce n’est pas une affaire de lieu géographique ou de statut professionnel.
C’est une question de perception.
Par exemple, il existe deux façons d’appréhender Paris quand on y vit.
Je peux me plaindre d’une ville sale, polluée, chère et stressante ou me réjouir de travailler dans l’un des centres culturels les plus vibrants du monde.
L’endroit demeure inchangé, mais mon regard, lui, a évolué.
Cette prise de conscience a représenté pour moi l’image d’un oiseau libéré de sa cage.
Les barreaux n’étaient pas réels, ils étaient dans ma tête.
Nous confondons souvent quête de liberté et gratitude.
La première pousse à rechercher ce qui nous manque.
La seconde valorise ce que nous possédons déjà.
La véritable liberté commence lorsqu’on cesse de croire qu’elle se trouve ailleurs.
Elle émerge quand on réalise qu’on peut créer ses propres espaces ici et maintenant.
Dans nos décisions, nos relations, nos réflexions.
Reprenons l’exemple du banquier qui élève ses chèvres dans le Larzac…
Les chèvres nécessitent d’être nourries quotidiennement, indépendamment des conditions météorologiques.
La liberté n’est pas dans l’absence de contraintes…
Elle est dans le fait de choisir celles avec lesquelles tu es prêt à vivre.
Il y a quelques semaines, j’ai fait la connaissance d’une jeune sculptrice de métal qui habite dans une petite maison à Montreuil.
Elle conçoit des figurines remarquables dans son atelier.
Bien que ses revenus soient inférieurs aux miens, elle dégage une sérénité que j’envie.
Elle fait ce qu’elle aime, entourée de personnes qui la soutiennent.
En somme, la liberté est une pratique quotidienne.