Le paradoxe de plaire

Combien de fois as-tu ri à une blague que tu ne trouvais pas drôle ?

Repense à tous ces moments où tu hochais la tête en réunion, alors que tu n’étais pas d’accord avec ce qu’il s’est dit.

Cette version de toi créée pour plaire aux autres et éviter les conflits te protège, certes.

Mais elle t’enferme dans une prison invisible.

Tout ceci se construit dès l’enfance.

Quand on comprend qu’être « d’une certaine façon » nous vaut plus d’approbation.

Ce masque devient comme une seconde peau, si familière qu’on finit par croire que c’est notre vrai visage.

Oscar Wilde disait : « Sois toi-même, les autres sont déjà pris ».

Le paradoxe, c’est que plus tu essaies de plaire à tout le monde, moins tu attires les personnes qui pourraient résonner avec toi.

Tu deviens à l’image de ces playlists génériques qu’on met en fond sonore.

Agréables peut-être, mais rien de marquant dans les esprits.

Tel un algorithme de recommandation, on te propose toujours les mêmes contenus, les mêmes personnes, les mêmes opportunités.

Se débarrasser de ce faux self, ne signifie pas rejeter toute forme de convention sociale.

Il ne s’agit pas de devenir impulsif ou impoli sous prétexte de vérité.

Au contraire, il faut apprendre à choisir consciemment tes compromis, plutôt que de te compromettre par défaut.

En psychologie, on parle du « true self » et du « false self », concepts développés par Winnicott (

Quitter la version mobile