Aujourd’hui, je ne cherche plus à comprendre pourquoi cette personne s’est évaporée de ma vie.
J’ai cessé d’attendre une explication qui ne viendra jamais.
Au lieu de cela, j’ai transformé son absence en présence créative.
Chaque matin, je me réveille avec une énergie nouvelle.
Mes perspectives sont différentes.
Le vide qu’elle a laissé s’est progressivement rempli de projets, d’idées, de rencontres authentiques.
Parfois, je me surprends encore à regarder mon téléphone, espérant y voir son nom s’afficher.
Ces moments de faiblesse se font de plus en plus rares.
Car j’ai compris que le silence qui m’a tant blessé était peut-être le bruit nécessaire pour entendre ma propre voix.
Le ghosting m’a appris que les fins abruptes font partie du récit de nos existences.
Elles sont ces chapitres inachevés qui nous poussent à écrire notre propre conclusion.
À devenir les auteurs de notre histoire, plutôt que les personnages secondaires dans celle des autres.
Dans un monde où les liens se tissent et se défont à la vitesse d’un clic, j’ai appris à valoriser ceux qui restent.
Ceux qui, malgré les tempêtes et les malentendus, choisissent la conversation plutôt que la disparition.
Le ghosting ne définit pas ma valeur.
Il ne dicte pas mon futur.
Il n’est qu’un passage, une transition vers une version plus forte de moi-même.
Et si un jour cette personne réapparaissait, je la remercierais.
Non pas pour son retour, mais pour son départ qui m’a forcé à trouver ma propre voie.
Au fond, nous sommes tous des œuvres inachevées, constamment façonnées par ceux qui entrent dans nos vies, mais aussi par ceux qui en sortent sans prévenir.